MéthodologieSurfaces agricoles utiles
- Sources de données
- Agriculteurs
- Artificialisation
- Azote
- Biodiversité
- Cheptels
- Coût environnemental de l'alimentation
- Eau
- Empreintes surfaces
- Énergie
- Exploitations agricoles
- Logements vacants
- Maillons du système alimentaire
- Part de bio
- Part de l'empreinte surface dédiée aux aliments d'origine animale
- Pesticides
- Potentiels nourriciers
- Précarité alimentaire
- Profil du territoire
- Proximité aux commerces
- Régime alimentaire de référence
- Restauration collective
- SAU par habitant
- Spécialisation agricole
- Surfaces agricoles utiles
- Taux de pauvreté
Cet indicateur mesure la production agricole d'un territoire, en hectares de surface agricole utile. Il est calculé pour chaque « groupe de cultures » et pour toutes les cultures confondues (somme de tous les groupes de cultures).
Les valeurs sont calculées à partir du Registre Parcellaire Graphique (RPG), en évaluant les surfaces agricoles utiles pour chaque culture présente sur le territoire de chaque commune.
On agrège ensuite ces données sur les groupes de cultures via une correspondance entre les codes cultures définis dans le Registre Parcellaire Graphique (RPG) et les groupes de cultures, au niveau de chaque commune, puis sur les différentes échelles territoriales.
Limitations actuelles : la succession culturale dans la même année n'est pas prise en compte (utilisation de la seule culture principale, et pas des cultures secondaires qui sont disponibles dans le Registre Parcellaire Graphique (RPG)). En conséquence, les données de production obtenues risquent d'être sous-estimées, mais la plupart du temps cela ne devrait pas impacter les ordres de grandeur des résultats. D'une part parce que ces cultures secondaires sont encore relativement peu répandues et d'autre part parce que leur contribution à l'alimentation est souvent bien plus faible que celle de la culture principale (ex. moutarde, cameline, chanvre).
Sources de données sur les surfaces agricoles
Plusieurs sources de données sur les surfaces agricoles sont disponibles et mobilisées selon le contexte :
- Le Registre Parcellaire Graphique (RPG) (IGN, 2023) qui donne pour chaque parcelle agricole son emprise géographique et sa culture principale notamment. Attention, ce gisement de données n'a connaissance que des parcelles appartenant à un exploitant les ayant déclarées dans sa demande de subvention à la PAC.
- Les Surfaces agricoles utiles issues du Recensement Agricole (Agreste, 2020) qui renseignent sur le total de surfaces agricoles utiles de chaque commune.
- L'Occupation des sols de l'inventaire Corine Land Cover (Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires, 2018) qui cartographie des unités homogènes d'occupation des sols (surfaces artificialisées, agricoles, forestières…).
Nomenclature des surfaces agricoles : productives et peu productives
Dans le cadre des données du RPG, une nomenclature des surfaces agricoles est employée pour faire la distinction entre surfaces dites peu productives et celles dites productives afin d'éviter de surestimer les capacités nourricières d'un territoire – par exemple de moyenne ou haute altitude. Cette distinction est utilisée d'une part pour décrire les surfaces agricoles présentes sur un territoire, et d'autre part dans le calcul de certains indicateurs. Elle est réalisée à partir des catégories de culture de la façon suivante :
- les surfaces agricoles peu productives (dites aussi non cultivées) rassemblent les groupes de cultures "17 Estives et landes" (contenant notamment les pâturages d'altitudes), "11 Gel (surfaces gelées sans production)" (contenant les jachères) et une partie de "28 Divers" ;
- les surfaces agricoles productives rassemblent tous les autres groupes de cultures.
Attention, du fait des limites du RPG, l'estimation des surfaces agricoles (productive ou peu productive) peut être sous estimée de plusieurs pourcents sur certains territoires (plusieurs dizaines de pourcents dans les cas extrêmes).
Pour aller plus loin, nous avons produit en 2021 une analyse de plusieurs sources de données, grâce au soutien de la métropole de Nice Côte d'Azur. Le détail de l'étude est accessible ici.