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Consommation d'énergie primaire de l'agriculture par hectare agricole

Préambule
La méthodologie utilisée pour calculer la consommation énergétique de l'agriculture est largement adaptée de la méthodologie Climagri développée par l'ADEME. Cette adaptation a été réalisée avec l'aide précieuse de Solagro (ensemble du périmètre Climagri) et de Corentin Pinsard (docteur agronome INRAE, expertise sur les flux d'azote) sur base des données disponibles dans Territoires Fertiles. Les données fournies sont des estimations calculées à partir d'autres données et peuvent donc s'écarter de la réalité (voir la méthodologie de calcul). Le poste chauffage des serres n'apparaît pas pour les échelles infradépartementales faute de données fiables disponibles. D'autres postes tels que la production d'engrais non azotés (Potassium, Phosphore...) ou les produits phytosanitaires ne sont pas évalués. Ils représentent à l'échelle de la France environ 10 % de la consommation totale énergétique du secteur agricole.
Le territoire Territoire de Belfort consomme 260 000 GJ d'énergie primaire par an pour les besoins de son agriculture (soit 73 000 MWh par an). Cela représente 14 GJ d'énergie primaire par hectare de surface agricole, soit 0,98 fois celui de la France métropolitaine.
Le poste principal de consommation énergétique est la production d'engrais azotés de synthèse qui représente 38 % de la consommation totale. La répartition des différents postes est donnée dans la figure suivante :

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Source : Territoires Fertiles, à partir des données Climagri : Méthodologie et résultats du diagnostic à l'échelle de la France (ADEME) ; Registre Parcellaire Graphique (RPG) (IGN) ; Cheptels (Agreste) ; Étude CTIFL (CTIFL) ; Ventes d'engrais azotés de synthèse (UNIFA)
Le détail des sources d'énergie (gaz, électricité...) utilisées pour chaque poste est donné dans la figure suivante pour les postes d'énergie directe. L'énergie est dite indirecte quand elle concerne un produit qui n'est pas directement utilisé comme source d'énergie – un carburant par exemple – mais en a nécessité pour le produire. Les engrais azotés de synthèse sont ainsi une énergie indirecte et désignent l'énergie qu'il a fallu pour les produire. Bien qu'on ne sache pas évaluer exactement la source qui a été utilisée pour les produire, il s'agit quasiment en totalité de gaz naturel.

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Source : Territoires Fertiles, à partir des données Climagri : Méthodologie et résultats du diagnostic à l'échelle de la France (ADEME) ; Registre Parcellaire Graphique (RPG) (IGN) ; Cheptels (Agreste) ; Étude CTIFL (CTIFL) ; Ventes d'engrais azotés de synthèse (UNIFA)
Toutes les informations sont reprises dans ce tableau :
PosteConsommation d'énergie primaire [GJ]Part carburants [%]Part gaz [%]Part électricité [%]Part biomasse [%]
le carburant pour les tracteurs et machines71 000100---
la consommation des bâtiments d'élevage49 000313,965-
le fonctionnement des systèmes d'irrigation0----
le chauffage des serres0----
la production d'engrais azotés de synthèse100 000----
la production de l'alimentation animale importée de l'étranger20 000----
la production du matériel agricole23 000----
Total260 000
Source : Territoires Fertiles, à partir des données Climagri : Méthodologie et résultats du diagnostic à l'échelle de la France (ADEME) ; Registre Parcellaire Graphique (RPG) (IGN) ; Cheptels (Agreste) ; Étude CTIFL (CTIFL) ; Ventes d'engrais azotés de synthèse (UNIFA)
Pour en savoir plus sur l'énergie, n'hésitez pas à consulter ces deux études de Solagro :
  • Agriculture et efficacité énergétique  : propositions et recommandations pour améliorer l'efficacité énergétique des exploitations agricoles en France, rapport ADEME février 2019.
  • Références PLANÈTE 2010  : traitement statistiques de 3500 diagnostic d'exploitations agricoles. Mise en avant de profils énergétiques et d'indicateurs de consommation d'énergie primaire par système agricole.