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Consommation d'énergie primaire de l'agriculture par hectare agricole

Préambule
La méthodologie utilisée pour calculer la consommation énergétique de l'agriculture est largement adaptée de la méthodologie Climagri développée par l'ADEME. Cette adaptation a été réalisée avec l'aide précieuse de Solagro (ensemble du périmètre Climagri) et de Corentin Pinsard (docteur agronome INRAE, expertise sur les flux d'azote) sur base des données disponibles dans Territoires Fertiles. Les données fournies sont des estimations calculées à partir d'autres données et peuvent donc s'écarter de la réalité (voir la méthodologie de calcul). Le poste chauffage des serres n'apparaît pas pour les échelles infradépartementales faute de données fiables disponibles. D'autres postes tels que la production d'engrais non azotés (Potassium, Phosphore...) ou les produits phytosanitaires ne sont pas évalués. Ils représentent à l'échelle de la France environ 10 % de la consommation totale énergétique du secteur agricole.
Le territoire Bouches-du-Rhône consomme 2,5 millions de GJ d'énergie primaire par an pour les besoins de son agriculture (soit 700 000 MWh par an). Cela représente 16 GJ d'énergie primaire par hectare de surface agricole, soit 1,1 fois celui de la France métropolitaine.
Le poste principal de consommation énergétique est le chauffage des serres qui représente 54 % de la consommation totale. La répartition des différents postes est donnée dans la figure suivante :

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Source : Territoires Fertiles, à partir des données Climagri : Méthodologie et résultats du diagnostic à l'échelle de la France (ADEME) ; Registre Parcellaire Graphique (RPG) (IGN) ; Cheptels (Agreste) ; Étude CTIFL (CTIFL) ; Ventes d'engrais azotés de synthèse (UNIFA)
Le détail des sources d'énergie (gaz, électricité...) utilisées pour chaque poste est donné dans la figure suivante pour les postes d'énergie directe. L'énergie est dite indirecte quand elle concerne un produit qui n'est pas directement utilisé comme source d'énergie – un carburant par exemple – mais en a nécessité pour le produire. Les engrais azotés de synthèse sont ainsi une énergie indirecte et désignent l'énergie qu'il a fallu pour les produire. Bien qu'on ne sache pas évaluer exactement la source qui a été utilisée pour les produire, il s'agit quasiment en totalité de gaz naturel.

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Source : Territoires Fertiles, à partir des données Climagri : Méthodologie et résultats du diagnostic à l'échelle de la France (ADEME) ; Registre Parcellaire Graphique (RPG) (IGN) ; Cheptels (Agreste) ; Étude CTIFL (CTIFL) ; Ventes d'engrais azotés de synthèse (UNIFA)
Toutes les informations sont reprises dans ce tableau :
PosteConsommation d'énergie primaire [GJ]Part carburants [%]Part gaz [%]Part électricité [%]Part biomasse [%]
le carburant pour les tracteurs et machines480 000100---
la consommation des bâtiments d'élevage27 000321554-
le fonctionnement des systèmes d'irrigation100 0007,1-93-
le chauffage des serres1,4 million-767,317
la production d'engrais azotés de synthèse390 000----
la production de l'alimentation animale importée de l'étranger16 000----
la production du matériel agricole160 000----
Total2,5 millions
Source : Territoires Fertiles, à partir des données Climagri : Méthodologie et résultats du diagnostic à l'échelle de la France (ADEME) ; Registre Parcellaire Graphique (RPG) (IGN) ; Cheptels (Agreste) ; Étude CTIFL (CTIFL) ; Ventes d'engrais azotés de synthèse (UNIFA)
Pour en savoir plus sur l'énergie, n'hésitez pas à consulter ces deux études de Solagro :
  • Agriculture et efficacité énergétique  : propositions et recommandations pour améliorer l'efficacité énergétique des exploitations agricoles en France, rapport ADEME février 2019.
  • Références PLANÈTE 2010  : traitement statistiques de 3500 diagnostic d'exploitations agricoles. Mise en avant de profils énergétiques et d'indicateurs de consommation d'énergie primaire par système agricole.