Bonne nouvelle : la généralisation de l’agroécologie permet non seulement de réduire nos dépendances à des ressources critiques, de limiter les impacts négatifs de l’agriculture mais aussi
de s’adapter au dérèglement climatique[9] (cf
décryptage Impacts des pratiques agricoles). En diversifiant les systèmes de culture, on ne met pas tous ses œufs dans le même panier en cas d’événement climatique extrême. En améliorant la teneur des sols en matière organique, on leur permet de mieux retenir l’eau et de mieux résister aux sécheresses. En remettant des arbres dans les campagnes, on protège les cultures du vent et des coups de chaud et on offre de l’ombre aux animaux. Mais pour que l'agroécologie devienne la norme, il faut s’attaquer à des verrous politiques et économiques majeurs.
Notre sécurité alimentaire future dépendra aussi de notre capacité à anticiper les crises et à réagir rapidement et avec efficacité en cas de choc. La prévention des risques peut commencer au domicile en faisant des stocks adaptés d’eau et de nourriture[10]. Elle prend également une dimension collective et les élus, garants de l’ordre public, ont tout intérêt à se saisir du sujet. Ils peuvent pour cela s’inspirer des protocoles de prévention et de gestion d’autres risques comme le Programme d’Action et de Prévention des Inondations et l’adapter aux situations de rupture des chaînes d’approvisionnement en nourriture[11].