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La newsletter qui fertilise la transition alimentaire près de chez vous

Au menu : décryptages, cartes locales, initiatives inspirantes, personnes engagées, agenda...

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Édito

Réensauvager nos fermes pour mieux cultiver

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Protéger la vie des plantes grâce à des produits qui tuent insectes, «imauvaisesi» herbes et champignons (avec quelques victimes collatérales - voir notre lettre sur le sujet) : c’est la promesse de l’industrie chimique et une pratique banalisée dans l’agriculture conventionnelle. Protéger la vie des troupeaux en tuant ours, loups et vautours : c’est une logique qui a eu cours au XXe siècle, au point d’éradiquer ces espèces du territoire hexagonal.


En parallèle ou en réaction, des logiques inverses se sont développées, conduisant par exemple à la réintroduction de l’ours ou à la création du label d’agriculture biologique.


Au-delà d’une simple logique de protection, c’est l’opposition structurante entre  nature  et  agriculture ,  sauvage  et  domestiqué ,  jardin  et  forêt  qui est aujourd’hui remise en question. Des vulgarisateurs comme Marc-André Selosse nous enjoignent à réconcilier science, réalisme économique et respect du vivant – sans oublier l’émerveillement. On se met à prêter attention à ce qui est sous nos yeux mais qu’on ne voyait ou ne valorisait pas i : la micro-faune des sols, la diversité des oiseaux des champs et des insectes. On réalise que des espaces qu’on pensait « vierges » sont en fait cultivés avec discrétion depuis des lustres (le bush australien, l’Amazonie…).


Plus largement, c’est le concept de « nature » et notre posture surplombante de « modernes » que l’on se met à questionner. On admet que notre alimentation dépend de la coopération d’une multitude de non humains (qui rendent des « services écosystémiques », comme la pollinisation ou le maintien de la fertilité des terres). Partout dans les territoires, des hommes et des femmes réapprennent à travailler avec le vivant pour produire de la nourriture, brouillant peu à peu la frontière entre sauvage et cultivé.

 

Lan Anh, pour Territoires Fertiles

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Les chiffres parlent

Sait-on seulement les écouter ?

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  • 10 000 ans ·  c’est la durée depuis laquelle nous domestiquons des plantes et des animaux, autrement dit : l’âge de l’agriculture. À mettre en perspective avec les 300 000 ans d’existence de notre espèce.
  • 7000 · c’est le nombre d’espèces végétales qui ont été cultivées par l’humanité. Aujourd’hui, 9 espèces constituent à elles seules ⅔ de la production agricole mondiale.
  • 96 %  · c’est la part que représenterait les humains et le bétail à quatre pattes (cochons, vaches…) si on pesait tous les mammifères terrestres ensemble. L’ensemble des mammifères sauvages (éléphants, lions, cerfs, buffles…) ne constituerait que 4 % du total.
  • 1500 à 3000  · c’est le nombre d’insectes que mange une chauve-souris en une nuit. Carpocapses, pyrales, mouche suzukii… de nombreux ravageurs y passent.
  • -38 % ·  c’est le déclin préoccupant des chauves-souris observé en France en seulement 10 ans
  • 8 %  · c’est l’augmentation de la mortalité infantile (hors accidents et homicides) constatée dans les comtés américains où le déclin des chauve-souris a été suivi d’une hausse de l’utilisation de pesticides.
  • 3 oiseaux sur 5  · c’est le nombre d’oiseaux spécialistes des milieux agricoles qui ont disparu en 35 ans en France. Pipit farlouse, linotte mélodieuse… autrefois communs, ils sont devenus rares.

 

Voilà pour les chiffres. Pour prendre du recul sur la question, lisez notre décryptage :  quels sont les impacts de nos pratiques agricoles dominantes ?  

Lire le décryptage
Impact des pratiques agricoles
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Un chiffre local

Le début du chemin pour changer le monde

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Les pratiques agricoles de votre territoire contribuent-elles en moyenne à préserver ou à fragiliser des écosystèmes riches et vivants ?

Découvrir la carte
Impact des pratiques
agricoles sur la biodiversité  
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Au delà des chiffres

Désirer la résilience alimentaire

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On a posé deux questions à  Laure Colombo , fermière et vigneronne engagée sur le   domaine de Lorient  (Ardèche) où elle pratique la polyculture-élevage en agroécologie et l'élevage de vins vivants. Laure est également élue à la chambre d’agriculture d’Ardèche.

Quel territoire avez-vous eu envie de chercher en premier sur TerritoiresFertiles.fr ? Racontez-nous votre lien à ce lieu, ses paysages, sa culture, son histoire, son alimentation. 
 

J’ai cherché l’intercommunalité de Rhône Crussol en Ardèche, où j’ai grandi et où je suis revenue vivre. C’est un territoire à la fois sauvage et passant avec  le TGV et l’A7 nichés dans le couloir du Rhône – passage des humains, mais aussi d’autres espèces : grues, cigognes… C’est un lieu riche qui bénéficie du  brassage  entre néo-ruraux et gens du territoire.


Ici, le remembrement et la mécanisation n’ont pas eu beaucoup de prise du fait de la forte pente ; on n’a jamais cessé de pratiquer  une agriculture assez héroïque  qui demande du temps, de la patience et du travail manuel. Impossible d’être sur un tracteur coupé de son sol ! Ce qui a longtemps été vu comme un  inconvénient  est  aujourd’hui un atout  : les haies, les bosquets, la  diversité de cultures . Dans les plaines connectées au Rhône, on a un peu de maraîchage et d’arboriculture ; sur les coteaux pentus et arides, les vignes sont quasiment la seule culture possible. Sur les collines plus douces, on trouve de l’élevage de vaches, brebis, chèvres, et sur les versants nord ou plus haut, des châtaigneraies, forêts et petits fruits.


Mais on est confronté, comme partout, au  vieillissement  et au  déclin de la population agricole  : il ne reste plus qu’un éleveur de chèvres dans mon village alors qu’il y en avait quasiment dans chaque famille dans mon enfance. Et dans les plaines,  les terres fertiles cruciales pour l’alimentation du territoire sont en concurrence directe avec la construction de lotissements et routes . Or, toutes les terres ne se valent pas : on ne peut pas délocaliser l’agriculture des plaines sur les coteaux ! On a bien aidé quelques maraîchers à s’installer dans la plaine, mais on a besoin d’aller jusqu’au bout du cycle : structurer des débouchés locaux, avoir une démarche de projet alimentaire de territoire.


Enfin, Rhône Crussol est un territoire de  transition entre le climat méditerranéen et continental . Ici, le  changement climatique  est palpable : on voit les plantes méditerranéennes qui remontent, on entend aujourd’hui les cigales alors qu’il n’y en avait pas dans mon enfance.  L’enjeu de l’eau  est clef ; l’intercommunalité, la compagnie nationale du Rhône et l’agence de l’eau financent des projets d’hydrologie régénérative pour adapter nos pratiques agricoles et créer des aménagements pour faire de nos sols des éponges. L’ennui est que ces projets mettent du temps à se déployer et porter leurs fruits ; certains agriculteurs paniquent et se tournent vers les solutions court-termistes qu’on leur propose. Cela crée des frictions au sein des agriculteurs et des citoyens. Il y a quelques années, le cahier des charges de l’AOC Saint Peray a évolué pour autoriser l’irrigation des vignes. Ce qui nous faisait encore rire il y a 5 ans est devenu un sujet clivant et les blessures sont encore vives.

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Si vous ne deviez citer qu'un seul livre, une personne à suivre, une œuvre d'art pour prendre conscience de l'enjeu de la cohabitation du sauvage et du cultivé ?


Grâce aux caractéristiques du territoire, le lien au vivant est une évidence ; on en parle facilement au sein du syndicat des AOC. Il y a 7 ou 8 ans déjà,  on a demandé à des naturalistes de faire des inventaires  sur les parcelles. L’objectif était de mieux connaître avec qui on cohabite : on vit toujours mieux quand on connaît l’existence, voire le nom, de son voisin ! Des formations ont été mises en place à destination des agriculteurs. Même si je suis sensible à ça depuis petite, la lecture de Baptiste Morizot (par exemple  Raviver les braises du vivant ) a été un point de bascule. On a créé une association,  Les Fermes paysannes et sauvages , afin de  rassembler des agriculteurs et des naturalistes  et d’apprendre à prêter attention aux autres vivants et à prendre soin des liens qui nous unissent.


Crédits photo :  vinscolombo.fr/famille

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📍La Drôme

Un territoire fertile qui nous inspire

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Le département est connu pour plusieurs initiatives (voir plus bas). On a choisi de s’attarder sur la ferme du Grand Laval, située à quelques kilomètres de Valence, pionnière dans l’expérimentation de nouvelles formes de cohabitation entre agriculture et monde sauvage.

© Solagro / Projet Osaé

Sébastien Blache explique comment, en divisant la ferme en petites parcelles délimitées par une multitude de haies, mares, nichoirs, arbres et autres habitats, il cherche à restaurer l’équilibre dans le milieu déséquilibré que constitue la ferme moderne. Avec un certain succès. La ferme est spontanément (re)colonisée par quantité de formes de vie sauvage : oiseaux, insectes, plantes messicoles…  C’est sur ces nouveaux équilibres qui reposent sur la diversité des habitants que la ferme mise pour lutter contre les bio-agresseurs.  Voir l'interview réalisée par Solagro pour le projet Osaé (3’25).


Non loin, dans les Baronnies, les vautours récemment réintroduits assurent une partie de l'équarrissage. À l’échelle du département, des acteurs économiques, habitants, associations et collectivités réunis dans l’association Biovallée portent un projet de territoire ambitieux : conversion massive au bio, consommation locale, diminution de la consommation d’énergie…  Lire l’article sur le site de la Caisse des dépôts .

Découvrir d'autres initiatives
inspirantes sur TerritoiresFertiles.fr
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Les bons liens

Pour aller plus loin sur le lien sauvage/cultivé

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🦇  Chauve qui peut  · Un champignon décime des chauves-souris aux Etats-Unis. Pour compenser l’absence de ces mangeurs d’insectes, l’utilisation de pesticides augmente en moyenne de 31 % tandis que le revenu agricole par km² chute de quasi autant. Et la mortalité infantile augmente de 8 %. Lire la synthèse de l'article paru dans Science parue par  le Monde .


🦍  Le mythe de la jungle  · La forêt amazonienne, jardinée depuis des millénaires : des pratiques agricoles itinérantes ont participé à façonner ce qu’on appelle à tort encore aujourd’hui une forêt « vierge ». Certaines pratiques agricoles enrichissent les écosystèmes ! L’anthropologue Charles Stepanoff nous invite à repenser les liens humains-nature : voir la  conférence  organisée par l’institut Agro (1h49 - voir par ex à 13’40 ou 42’30).


🪱  Sous terre & sous-estimé  · Panda, ours polaire, tigre, requins, coraux… de nombreuses espèces menacées sont protégées par la loi. D’autres, comme les abeilles, ont la sympathie du public et sont reconnues pour leur rôle essentiel dans notre alimentation. Les vers de terre ne font partie ni des premiers ni des derniers ! Pourtant, leur rôle dans la fertilité des sols est central. Lire l’article de la revue  Sésame .


🪶  Accueil paysan  · Accueillir le maximum de vivants sur la ferme, de «  collègues qui vont donner des vrais coups de main, qu’on s’en rende compte ou pas  » : c’est l’objectif des nichoirs imposants et multi-espèces que construit Brice Le Maire. Des mâts d’hospitalité qui sont de véritables chambres d’amis pour des espèces dites auxiliaires de culture. Le nichoiriste expliquer sa démarche dans le podcast  Agroécologie voyageuse  (21').


🌼  On veut des coquelicots ·  Jouet du vent, chardon béni, fumeterre à petites fleurs… des noms désuets pour des espèces autrefois communes et désormais déclinantes. Les plantes messicoles poussent spontanément dans les champs et vergers depuis des millénaires. Menacées par la simplification des paysages et les herbicides, elles font l’objet d’un plan national de protection.  En savoir plus .


🧰  Boîte à outils Biodiv’  · Terre de Liens accompagne des fermes pour favoriser le retour spontané du maximum d’espèces. En savoir plus sur ce programme et les outils juridiques et méthodologies de diagnostics disponibles sur le  site de la fédération .

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📅   Agenda

•  27 mai, Paris (75) :  Industriels, distributeurs, citoyens : repenser ensemble notre alimentation, colloque organisé par les députés S. Runel et B. Tavernier

•  28-29 mai, Montpellier (34) :  L'agroécologie comme enjeu de luttes, colloque, INRAE

• 30 mai, Ste Hélène du Lac (73) : Flânerie paysanne, visite d'une ferme avec un naturaliste.

•  1er juin, Grand Est :  clôture de l' appel à projet  Cantines Fertiles

•  3-5 juin, Montpellier (34) :  Formation Minipad , Institut Agro Montpellier

•  4 juin, en ligne : Restitution et bilan de l’expérimentation Vital’im, 

webinaire , Altaa

•  10-11 juin, Nîmes (30) : Journées nationales du réseau Un plus bio

•  11 juin  : Commencer son mandat d’élu·e sur les sujets de sant é, webinaire #2 du parcours organisé par RfVS

•  11, 18 et 25 juin : Parlons viande : cheminer ensemble vers des modèles de consommation durables, série de webinaires, Let's Food

•  30 juin, Paris et en ligne : Souveraineté alimentaire : les innovations de marchés de gros au service des territoires, événement hybride, Hub des Territoires

•  7 juil, Tours (37) : Carrefour des PAT, France PAT.

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Dans les cuisines

De TerritoiresFertiles.fr

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Le web opensource, c'est une aventure humaine qui se co-construit avec vous.
 

Territoires Fertiles est un projet vivant : depuis le lancement, le site évolue régulièrement.

🍽️ C'est prêt !

De nombreuses nouveautés ont été publiées depuis la dernière newsletter !

  • Le  décryptage  sur les  enjeux agricoles et alimentaires à l’échelle communale  est toujours d’actualité, alors que les nouvelles équipes municipales finissent de prendre leurs marques.
  • À l’occasion des municipales, nous avons aussi conçu avec Terre de Liens une  affiche sur la disparition des fermes , personnalisable avec les données de votre territoire (Agir >  Documents à partager ).
  • Le  diagnostic flash  a été refondu afin de clarifier les messages et d’harmoniser l’univers graphique du site.
  • Une  page d’accueil par territoire  centralise désormais toutes les ressources territorialisées disponibles (voir l’exemple du  PAT de Flers Agglo ).
  • On a également mis en place une nouvelle routine de  webinaire  : ils ont désormais lieu toutes les 2 semaines, le mardi à 11h30. Dates et inscription ici (accédez à cette page en cliquant sur le bouton en bas à droite sur le site).
  • Enfin, vous pouvez retrouver toutes les anciennes éditions de notre lettre d’information sur la  nouvelle page Newsletters.
  • Côté données, on a mis à jour les  données de population agricole  avec les données du recensement 2020 et ajusté le  moteur de recommandation de défis  par territoire.

🍳  C'est sur le feu...

On prépare des fonctions de simulation (dans la droite lignée du site PARCEL pour les connaisseurs). On en profite pour dépoussiérer la méthodologie de calcul du potentiel nourricier et améliorer l’utilisabilité du site. L’objectif est de faire comprendre simplement que le changement de pratiques et de régimes alimentaires est un levier important de résilience alimentaire.


On travaille également avec la FNAB et Data4good sur des indicateurs sur le respect de la loi Egalim, et on prépare une nouvelle version de la cartothèque avec des couleurs plus accessibles pour faciliter la lecture des données.

 

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Notre prochain webinaire de démonstration

Mar. 2 juin 2026 · 11h · Gratuit (1h)

Deux fois par mois, on vous propose un tutoriel interactif de la plateforme en visioconférence.
L'occasion de découvrir les nouveautés, échanger avec l'équipe et entre vous, et donner votre avis. Une heure pour tout savoir sur le système alimentaire de votre territoire !

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Les sources

Des chiffres qui parlent

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• Page "Neolitique", page Wikipédia

• The plants that feed the world ,  FAO ,  2023 ;  Cultures et produits animaux,  FAOStat  ;   Agricultural production statistics 2010–2023 ,  FAO , 2024, FAOSTAT Analytical Briefs, No. 96. Rome

•  The biomass distribution on Earth, Y Bar-On et al, PNAS, 2018

• Les chauves-souris (Chiroptères),  ephytia.inra.fr

•  Biodiversité - Les chiffres clés,  Datalab ,  2018

•  «  Aux Etats-Unis, les décès de 1 300 nouveau-nés directement imputables à un usage accru de pesticides  »,  Le Monde , 2024

•  État de la population des oiseaux communs en France en 2024 ,  SDES , 2026

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Territoires Fertiles est développé par les Greniers d’Abondance, en partenariat avec la Banque des Territoires, le Basic, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) et Terre de Liens. Il est financé par l'ADEME, la Banque des Territoires, la fondation Carasso et la fondation de France.

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